
Comprendre ses émotions : la suranalyse
Émotions
La suranalyse est souvent vécue comme un piège mental : penser trop, tourner en boucle, anticiper chaque scénario possible sans jamais parvenir à une décision ou à un apaisement. Pourtant, derrière cette agitation intérieure, il n’y a pas un esprit défaillant, mais un cerveau qui cherche avant tout à se protéger.
La suranalyse est une tentative de contrôle face à l’incertitude. Lorsque l’avenir est flou, que le choix semble risqué ou que les conséquences nous échappent, le mental s’active. Il calcule, compare, imagine, vérifie encore et encore, espérant ainsi éviter l’erreur, la déception ou la perte de contrôle.
Le problème n’est pas la réflexion en soi, mais l’épuisement qu’elle génère lorsqu’elle devient sans fin. À force de vouloir tout prévoir, la suranalyse nous éloigne du moment présent et nous coupe de nos ressentis, de notre intuition, et parfois même de notre capacité d’action.
Plutôt que d’essayer de faire taire le mental, il peut être plus aidant de changer de posture intérieure :
- Et si je faisais confiance à ma capacité à faire face à ce qui arrivera ?
- Et si je pouvais m’adapter, même sans avoir toutes les réponses à l’avance ?
Faire ce pas, ce n’est pas renoncer à réfléchir, mais accepter que tout ne puisse pas être contrôlé. C’est reconnaître en soi une compétence souvent oubliée : celle de gérer l’imprévu, d’ajuster, de réparer, d’apprendre en chemin.
La suranalyse n’est pas un défaut. C’est le signe d’un besoin de sécurité. Et lorsque ce besoin est entendu, le mental peut enfin relâcher la pression et laisser place à plus de clarté, de confiance et de calme.
06 88 77 03 88

