Logo H de Fanny Havoudjian 06 88 77 03 88
Femme qui lit le journal

S'inquiéter est la pire façon d'utiliser son imagination

Notre imagination est une faculté extraordinaire. C'est grâce à elle que nous créons, que nous innovons, que nous rêvons, que nous anticipons et que nous trouvons des solutions aux défis de la vie.
Pourtant, cette même capacité peut parfois devenir notre pire ennemie.

Lorsque nous nous inquiétons, nous utilisons notre imagination pour construire des scénarios qui n'existent pas encore… et qui, bien souvent, n'existeront jamais.
Notre esprit est capable de fabriquer un véritable film catastrophe en quelques secondes.

  • Un simple silence après un message devient la preuve que l'autre est fâché.
  • Une douleur inhabituelle devient le signe d'une maladie grave.
  • Une réunion importante se transforme mentalement en échec annoncé.

Notre cerveau possède une fonction essentielle : anticiper les dangers afin de nous protéger. C'est un héritage précieux de notre évolution. Mais aujourd'hui, les menaces auxquelles nous sommes confrontés sont souvent plus psychologiques que physiques.
Notre imagination peut se mettre au service de l'anxiété plutôt que de la créativité.

S'inquiéter donne souvent l'impression d'agir.
En réalité, l'inquiétude nous maintient dans une illusion de contrôle. Nous avons parfois le sentiment que si nous envisageons toutes les catastrophes possibles, nous serons mieux préparés.
Pourtant, cette stratégie a un coût important, épuisement mental, augmentation du stress physiologique, éloignement du moment présent et des solutions concrètes.

Plus nous nourrissons ces scénarios, plus ils paraissent crédibles.
Notre cerveau ne fait d'ailleurs pas toujours la différence entre un danger réel et un danger imaginé : les réactions émotionnelles et corporelles peuvent être très proches.

La bonne nouvelle, c'est que cette faculté qui crée les inquiétudes est exactement la même que celle qui permet de développer la confiance.
Nous pouvons entraîner notre imagination à explorer d'autres possibilités.
Au lieu de demander, "Et si tout se passait mal ?" nous pouvons aussi nous demander :

  • Et si cela se passait mieux que prévu ?
  • Et si j'avais les ressources nécessaires pour faire face ?
  • Et si je trouvais une solution au moment venu ?
  • Et si cette situation devenait une opportunité d'apprendre ?

Il ne s'agit pas de penser positivement à tout prix ni de nier les difficultés.
Il s'agit de redonner à notre imagination toute son amplitude, plutôt que de la laisser enfermée dans un seul scénario : le pire.

Ce site utilise des cookies de mesure d'audience et de suivi afin de vous offrir une meilleure expérience de navigation.

Tout accepter Paramétrer les cookies Je refuse